le point imaginaire

< écriture au fil des jours < poèmes

Les derniers textes…

dans mon théâtre d’ombre

30 novembre
à contre-jour

cocktail d’hiver avec olive

15 novembre
entrer dans

série ciel

12 août
hommage à antoine emaz

ce que disent les enfants

25 juin
les enfants glissent

destinée des textes

27 décembre 2018
on laisse se perdre
|

dans mon théâtre d’ombre

dans mon théâtre d’ombres chinoises
c’est d’abord une descente

la trace d’une carrière d’il y a longtemps,
à flanc de colline, un creusement
pour des schistes brillants,
un fort dénivelé, pas visible sur la carte de Cassini,

puis une remontée entre les maisons serrées,
le mot « goulet d’étranglement », on peut dire goulot, aussi,

mais n’étranglerait pas, tu vois,

juste un rétrécissement dans lequel on se faufile,

là que les photos sont belles,
les blessures de la pierre,
les traces des anneaux où on attachait les chevaux,
et puis l’entrée toute cabossée de l’ancienne menuiserie,

le pied a attaqué dur, pente rude,
mais le corps glisse entre les façades lacérées,
on y arrive toujours

au point le plus haut,
côté droit,
il y a ce triangle de trottoir à la pointe arrondie,
dallé de comblanchien, drôle d’idée,

c’est l’accès au quartier prévôtal,
un goulot encore plus étroit,
si on le suit, plus loin, un troisième
là on touche les parois des deux mains,

et au bout la maison au portail bleu,
pas encore de photo.

Site sous licence Creative Commons