< participations < invitations sur le web < la voisine : un laboratoire

Les derniers textes…

une restitution en vue

6 mai 2017
hier, fait écrire les femmes

les hirondelles sur le fil

3 mai 2017
on les compte

dis, tu vas où ?

2 mai 2017
quand on se carapate

tout pourrait commencer comme ça

30 avril 2017
ma famille ?

entretien avec la voisine

29 avril 2017
publié initialement sur le site de la voisine
|

le tour de france

Sera dit par La Voisine, marionnette de Sarah Helly, demain à la soirée des Toboggans poétiques. (ici)


Leurs cinquante-huit centrales remplies de certitudes. Nos cinquante-huit baisades sur les sites occupés. On a fucké chaque site, on était maillots jaunes, tournesols, tour de France. Comme ça qu’on militait. On luttait pour la vie. Le vit est viscéral. Fessenheim, n’avions de cesse que sur le haut plus rien, ô rhin, lui dans mes fesses, herein, on était si chauds qu’ils ont dû reculer, ont dû changer le système mais pour la combustion, nous on avait l’extase sans la technologie, ont fini par les faire, Fessenheim, un et deux, et nous le petit heim, ça nous consolait bien, on a connu Marcoule, là on se la coulait douce, on s’est tellement peloté sur le chantier Pellerin, que les pelles pelletteront rien, se vengent au Tricastin, on joue au tricotis, tricotin, comment ça gigotait nous deux dans le bassin, avaient prévu Carnet, une centrale à spirale, nous couchés dans les pages, on a fait des ratures, m’a écrit toutes les lignes, pas de la littérature, ils ont abandonné le carnet dans la Loire, lui en moi, si contents, on dormait comme des loirs, Il n’y a qu’à Creys-Malville, qu’on n’a pas eu le cœur, il s’appelait Vital, le jeune qu’ils ont tué, mais pour Plogoff, eh, eh, on y était, nombreux, nous deux dans la 4L, on n’était pas discret, on avait le plug on, on s’est tellement embrassé, emboîté, envolé, survolté sur les musiques du Fest-noz, qu’ils ont fini par faire No, comme ça qu’on gagne quand on ose, pas Plogoff, hein, ni un ni deux, Plogoff bloqué, Plug off, Plogoff, mais on a bu le bouillon à Bugey 1, alors ça bougea, ça bougeait bien, ça but bien, ça but le jet, à Saint-Vulbas j’ai atteint les sommets quand lui au saint des saints, et si le bât blessait, la vulve rayonnait, ont eu leurs réacteurs et leur neutrons rapides, mais mon super phoenix me remontait le moral. Nos cinquante-huit baisades plus fortes que leurs centrales.

écrit ou proposé par Christine Simon
BY-NC-SA (site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)
première mise en ligne le 1er avril 2016 et dernière modification le samedi 7 mai 2016
Merci aux 296 visiteurs qui ont consacré au moins une minute à cette page

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • Lien hypertexte

    (Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)