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J15




Le lundi, c’est ménage sur le canal. Tout le monde s’y met. Enfin presque, les hommes. Ici ce sont les hommes qui font le ménage, dès lors qu’il est technique, qu’il se fait avec des outils ou dans un contexte professionnel, le ménage d’ailleurs ne s’appelle plus ménage, mais entretien, maintenance, jardinage, élagage, aménagement, la liste est longue.

Ce prestataire de Plaine-Commune mobilise son équipe, chargée d’entretenir les haies tout le long des quatre kilomètres. Deux hommes passent le brûleur thermique dans les caniveaux, -dans mon enfance, on avait une petite pioche pour faire ça-, m’ont présenté leur machine.

Un peu plus loin, une camionnette ramasse les ordures. Je verrai de loin des agents d’entretien venir changer les poubelles des campeurs qui ont planté leur tente avec drapeaux français dans la prairie sur l’autre rive, ne suis pas encore allée les voir, mais les mettrais dans la catégorie « travailleurs pauvres », leurs tentes sont sorties tout droit de chez Décathlon, sans doute pour ça qu’elles sont tolérées. Eux aussi ont sorti les tapis de sol, sacs de couchage qu’ils ont mis à sécher, il fait beau.




Ménage aussi sur les péniches. Un homme récure à grande eau. Laisse sa péniche dériver, redonne un petit coup de moteur pour reprendre la direction, et brique son pont avec énergie.



A l’autre bout, c’est travaux d’embellissement dont il s’agit, on va installer des garde-corps, et pour ça créer un socle bien aligné pour poser les blocs de béton à section rectangulaire, sur lesquels les armatures de métal viendront remplacer les bâtis de bois peints en rouge.





Garde-corps, barrières, bornes de toutes sortes pour empêcher les autos de stationner ou protéger les piétons.





Ce qui est magique, à notre époque du principe de précaution, c’est que les bords du canal ne soient pas clôturés, on pourrait imaginer de ces peine-à-jouir déposant une pétition au nom d’un quelconque danger le long des berges.

Et on respire qu’il ne s’en trouve pas, qu’on ait en quelque sorte sanctuarisé le bord de l’eau, comme si de là ne pouvait venir que quiétude, douceur de vivre. Là se trouve le paysage gratuit, que rien ne vient barrer.



J16

Regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la péniche- regarder passer la péniche- regarder passer la péniche- regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la péniche- regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la péniche-regarder passer la


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