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A propos du texte Vire, Vire le temps, sur le site « Paumée » de Brigitte Célérier, @brigetoun sur Twitter, ma réponse à l’invitation, en cette fin septembre, de la Revue disséminée, animée par Laurent Margantin (webassociation des auteurs)


J’aurais pu en choisir tant d’autres de ces textes-promenades dans Avignon de Paumée, ce site que Brigitte investit depuis plusieurs années, pour cet hommage souhaité, Paumée dans son antre, Paumée vagabonde, Paumée lettrée, ses « ce serait », Paumée partant en quête de spectacles au Festival ou d’expositions dans les villes alentour, ou Paumée au marché, ses légumes, ses poissons, son bidon d’huile d’olive, ses sacs et paniers divers, on se réjouit de son côté fringues et repassage, sa quête des madones intrigue, nous l’admirons parce qu’elle marche les rues résolument, les traverse avec grâce, son sens de la photo qui fait mouche rend la ville insolite, elle creuse un sillon toujours renouvelé de poésie exploratoire dans une quête culturelle insatiable, ça qu’on cherche chaque jour, quand elle nous invite à sa prière laïque du matin, mais c’est le texte/image, Vire, vire le temps, que j’ai retenu, attirée par cette quintessence des images et des annotations qui me font penser à Sei Shōnagon (清少納言), la poétesse japonaise, ses Notes de chevet, bribes légères du quotidien, ne se prenant pas au sérieux, mais tellement profonde sous cette légèreté, et que seul un regard et une infinie subtilité savent rendre.

Devant ma porte la cime des platanes éclairée, le ciel
Le poids du linge, géométrie des ombres, ma danse cachée
Le soleil touche tendrement nos vieillesses dans l’air tiède et doux
Pourtant, en chemin, les feuilles rousses disent la fin de l’été

Tout à la fois haïku revisité, poème d’un lyrisme contenu, philosophie de vie, expressivité des sensations, ce texte inspirant, elle dit l’avoir écrit un jour de moindre effort, mais quelque soit l’effort, le résultat est là.

Et maintenant devinez quelles photos viennent s’entrelacer dans les lignes, non, vous ne pourrez pas, parce que les photos font contrechamp, léger décalage, cristallisation d’un autre moi qui se dessine sous les mots, on ne décrit pas les photos, on les regarde, et elles complètent le paysage intérieur du jour, donnent un infra-texte insolite, composant litanie, lissant l’ensemble comme d’un vernis donnant sa teinte ineffable au tableau, sa contemporanéité.

Vire, vire le temps, et comme elle nous chavire.


Contrepoints au texte

Ce texte de Paumée , en écho

Michel Brosseau sur son site A chat perché publie ces notes de chevets à propos de Quignard (Petits Traités)

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