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Le bonheur, ça tiraille parfois dans tous les sens. On se sent l’imaginaire bien arrimé, on vogue, on a découvert un angle de rue à 90° qui s’arrondit dans une cour d’angle d’Henri Ciriani, la résolution de l’impossible angle droit, comme une revanche sur ce chemin, ancien path indien de Manhattan, partant en biais sur la Broadway, avec l’immeuble d’angle en demi-cercle sur la Vème, on en parle au dîner familial avec celui qui revient de NYC, et de cette œuvre féministe par Judy Chicago, The Dinner Party, qu’il a vue au Brooklyn Museum, l’installation céramique, on repart vers l’écriture dans cette impression de flottement, gaie, gaie, pas besoin de vino tinto, juste la certitude de ces liens, dimanche on croise Lucie qui revient avec une immense boîte d’un gâteau acheté chez Linda, elle va manger chez ses psychiatres de famille, on va au marché vite fait, on se dit qu’on n’a pas encore écrit la grande plage-photo sur le dimanche à Saint-Denis, que ça manque, qu’il faudra le faire avant de partir, on se prend quelques bribes de textes, dont on doute qu’ils soient pour, comme chaque fois qu’on a fait un poème dédié, un poème évocateur, un marque-page de pensée, on gymkhane, on grogne, on aimerait être lue, mais pas la langue de traîne à peine d’un effleurement des sens, on a bien sûr envisagé la possibilité d’une erreur, mais les signes, on n’a pas envie de guerre, on rêve d’un monde où on n’entendrait pas les murmures, mais c’est le même monde où on entend, alors on se sent l’âme en paix, l’âme proche du printemps, un peu bizarre toutefois de ce juin qui arrive, mais on traversera, c’est sûr, on traversera.


mentions du brooklyn museum

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