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note pour une scène à écrire

le carré intérieur du bateau, ça a à voir avec la soute, la cale, les esclaves, parler plutôt d’addiction au sexe, de perversité, rajouter du trouble au trouble de l’autre, dans le regard de l’autre celui que l’autre a besoin, puis envie, puis crainte, puis désespoir, et puis honte de voir, c’est-à-dire un Joker, à la recherche d’une peau, d’une parole, mais qui ne souhaite pas être pris dans le rêve d’un autre, ni être pris dans le rêve d’être pris dans le rêve d’un autre, la légèreté de celui qui dans rien ne s’engage, ou peut-être un peu, ce pardon, à la presque fin de l’histoire, presque fin de leur vie sur la route de Joigny à Paris, quelque chose de parallèle à ce retour d’Allemagne, laissée à Paris, Place de la République, est-ce quelques jours plus tard, devant cette cabine, téléphoné, la gangue métallique déchaussée du câble griffe le poignet, à l’intérieur du bras juste sous la paume de la main, le téléphone qui fait une tentative de taillader ses veines, ça pisse le sang, encore la trace là sur le poignet, il avait dit, c’est une belle aventure, comme si ça n’était déjà pas très facile de naître sans, mais pire était de ne pas naître du tout, ressortir de la spirale de la coquille de l’escargot, inverser, reparcourir dans l’autre sens, aller de son côté

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