le point imaginaire

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un quotidien trop liquide

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un quotidien trop liquide

On démarre avec l’idée d’avancer sa lecture d’Aimer Lawrence de Catherine Millet, on va chiper une photo retravaillée de Nickolas Muray, pour découvrir la silhouette tourmentée de l’auteur, on sait qu’on aura du plaisir à retrouver l’Amant de Lady Chatterley ou de relire Le Serpent à Plumes avec les yeux de Catherine Millet, et puis la réalité vous tombe dessus, le quotidien se révèle peu à peu trop liquide pour ne pas devoir tout laisser en plan, c’est le chauffe-eau qui goutte, sature son capot beige au point de faire sauter les plombs, on appelle un artisan du village, ça va se régler dans la matinée, il arrive mais une sonnerie distrait la prise de contact, on répond à l’appel, curieux, quelqu’un qui ne se présente pas, ne dit pourquoi il vous a tracée et trouvée, vous, pour devenir celle par qui son problème sera résolu, j’ai laissé hier mon outil sur le chemin qui passe derrière votre maison, je ne suis pas sur place, pouvez-vous aller le chercher et le conserver en m’attendant, le temps d’accueillir le plombier, on grimpe sur le sentier et on tombe sur un de ces outils jamais vus avant, avec écran, une curieuse forme de cobra à tête carrée, c’est un détecteur de câbles et canalisations, un outil dégoulinant de la pluie tombée dans la nuit, on ne sait où le ranger, et cette fois, c’est un électricien qu’on devra attendre, bref tout ça pour dire que ça n’était pas un jour pour le jardinier.

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