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t’inquiète, c’est qu’une chauve-souris

Hier, on est allé chez Ikéa à Tours, première fois que j’y allais, on se cherchait une lampe à petites boules tressées blanche, bleue, verte, et un marchepied à pois verts, cette immense zone de sueur et de fatigue nerveuse, j’ai essayé les canapés, le confort n’est plus ce qu’il était, où sont les machines qui épuisent l’assise pour la tester, alors on est reparti avec quelques objets design, une coupelle avec une impression à la Zao Wou Ki. Pris un joli nuage en photo en arrivant au péage.

Donneur de leçon, le type qui critique les histoires de muses sur internet. Ça le gonfle, très bien, obligé de donner son avis ?, toujours ça de pris au net, remarqué qu’il n’aime pas citer ses sources, et pourquoi les gens sur la toile ne mériteraient pas aussi qu’on cite leurs créations, l’anonymat n’est pas une raison pour ignorer leur travail. Sinon que lirait-on de l’alias de Pessoa, de Campos, et de tant d’autres. Si une écriture nous retient, nous lui devons une certaine reconnaissance.

Me suis réveillée avec la peur au crâne, la nuit dernière l’arrivée d’une chauve-souris dans la chambre, puis mon chevalier servant debout sur le lit la chassant au gratte-dos, moi tenant bien serrés les deux coins du drap du dessus, dans la crainte absolue de ces griffes de bête dans mes cheveux, du contact de sa peau velue, cette image collée à mon écran de contrôle intérieur toute la nuit, même les araignées ne me font pas si peur. Heureusement n’est pas revenue.

La relecture des chapitres écrits s’impose, c’est la tenue de langue de la narratrice qui importe.