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ogives muets et masculinité triste


Qu’est-ce qu’il en est de la masculinité triste ?
Ce qui semble rester de ce lieu,

L’abbaye d’un ordre double (homme-femme) fondée par Robert d’Arbrissel,
au plus fort, l’abstinence, le silence, la pauvreté,

ouverte au plus humble comme au plus riche

Une utopie d’accueil, la cité idéale,

ce qu’on retient : une Nécropole,

Il y aurait pu Aliénor, la mère du Cœur de Lion
La Reine qui lit y est enterrée,
Mais c’est son artefact de gisant qui prétend à,
Un peu moins morte de ce qu’elle lit,
en recomposition de ces peut-être os retrouvés lors de la restauration

la reine comme assombrie d’une répudiation (Louis VII),
qui malgré la lutte contre le roi tyrannique,
se trouve réunie à Henri II de Plantagenêt,
celui dont elle s’était séparée
Elle est morte, le soleil

quel sort fait aux trente-six abbesses, qui semblent réduites à ces ogives muets

Est-ce leur austérité qu’on ressent,
Une féminité triste ?

Cette sensation d’un lieu clos, jaune du tufeau,
L’étroitesse de la place
Cette légère déclivité qui fait entrer dans l’abbaye-prison
Peut-être l’effet de huit-clos dès le portail occultant

L’approche d’un lieu lourd
La pierre noircie des cuisines

au plus profond
la cruauté qui suinte de la prison,

et Notre-Père Genet,


faisant trace de cet infini désarroi

Jusqu’à ce dispositif de Claude Lévêque au Grand Dortoir de l’Abbaye, on repense aux lits bleus suspendus du Grand Sommeil (MacVal), mais c’est Mort en Eté, des Barques de Loire noires, et le flux s’enroulant dans les spirales de barres lumineuses rouges suspendues, lampes, rouges et filtres rouges

Au bord du monde, il nous emmène sur un fleuve rouge,
Dans le grand dortoir
Dans le lieu du rêve
On n’échappe pas au poids du temps,
méditation sur les morts,

On passe sous la grande cascade du Styx qui tombe à pic sur la terre aride,

Fais glisser les barques des morts, Passeur,
Guide-nous jusqu’à l’Achéron pour pleurer et
au Lethé pour oublier

julien salaud - la crypte des effraies - fils et tissage

écrit ou proposé par Christine Simon
BY-NC-SA (site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)
première mise en ligne le 2 avril 2018 et dernière modification le samedi 14 avril 2018
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