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activité sabbatique

20 août
un silence habité

just chillin’

12 août
dans le village

jusqu’où le mouvement fait sa danse

27 juillet
jardin dévoré

dicotylédones

24 juillet
green harmony

sens esthétique de l’oiseau

17 juillet
l’oiseau volète
|

de la rue (formes brèves)

le point imaginaire
rêver sa vie

*
interruptio
à fil continu
parfois on va trop loin

*

*
n’avoir qu’un œil, mais le bon

*

*

double feu
de l’aube et de l’aurore

*

*

les monts blancs

*

panne d’oreiller,
la mobylette à 6h57

*

récurage et repassage
sont les manivelles
de la vie tranquille

*

*

piaillements
dans l’arbre

*

*

du rêve, une injure
et puis juste une larme

*

*

le point réel

*

*

traces de pas sur le ciel

*

carillon vénitien dans le village
toujours le dimanche
gaieté

*

*

rauque attitude,
j’ai dit rauque,
voulais dire rock

*

*

nuit à chercher le souffle
le matin aussi

*

merle au bec orange
et un autre, tout marron

*

*

boîte à mél du village :
distribue le Courrier à chaque abonné

*

4h17, la mobylette
la mobylette de 4h17

*

*

tentative de semis :
1. isoler et sécher les graines

*
la chose qui brille
au fond

*

*

*
rétablissement du paysage
fermeté

*
un peu d’astringence
dans un monde de douceur

*

aperçu

*

*

ferme les persiennes
fait froid

*

soirée douce
paroles envolées

*

*

on aurait pu
une soirée devant la télé
eve

*

elle a pris la pose
dans le frisquet d’un pré gelé

*

*

*
lainage d’aurore
accomplissement

*

en attente
de demain
chanson

*

chapon
au vin blanc
le coquin

*

ce lieu,
et perle dans son écrin

*

*

guirlande, qui guerre

*

tu la vois, la tour,
au milieu des vignes
à l’hiver ?

*

*

nos pauvres mines
ces jours de terrorisme
ordinaire

*

fait froid
la goutte au nez

*

*

coq éteint
dans le freezer

*

*

au secours

*

lire au coin du chaud

*
cocoonne en rêvant

*

brume jouant à cache-cache
avec le soleil

*

un renoncement
humble

*

*

ma savane, à l’aurore
ne plus jamais fermer les volets

*

*

tendance : flou
faire la mise au point
mais de quoi

*

*

*

quelque chose
de ces stries de l’aurore
au cœur du froid

*

apprendre à apprivoiser
le froid d’ici
s’y sentir
comme à la neige de l’enfance

*

il a gelé
c’est logique

*

*

belle nuit
petit jour
malgré le beau temps

*

*

le feu du ciel
avant la lune proche

*

*

parfois quand on ouvre sa porte,
l’autre réel bouscule
et on ne vient pas écrire ici

*

cette prise en toison
de la végétation
tapisse-moi de couleurs

*

*
se cacherait-on du jour
quand on ignore
le lent décompte des secondes

*

*

le petit Anjou,
d’un train du passé

*

reçu un dessin d’enfant
ma maison

*

*

Deux plans
celui de la brume au loin
celui des ors au soleil bien proches

*

*

Amo, amas AMAP,
petits fromages de chèvre

*

*

absence passée au soleil
fricassée de champignons

*

brume, brume, brume
ma déambulation

*

5° au soleil
un écureuil traverse la rue

*

des ostrogoths
une indélicate
dedans dehors

*

inquiétude
on se pose des questions
votre capillarité

*

*

un voisin sur la nappe phréatique
des bambous
une palissade

*

alouettes en concert
confiture de tomates vertes
la voisine

*

brume floutant l’horizon
la tour grise

*

douce douce l’Angevine
de quel reflet de l’eau
la lumière

*

*

village magique
on en rêve un jour
et le lendemain, c’est installé

*

pas de point-à-temps automatique
pour combler les ornières de la rue,
c’est un camion chargé de graviers
et le rouleau compresseur qui passent

*

quand la rue disparaît
qu’on est si concentrée
sur les dossiers en cours

*

qu’est-ce que ça fait
écouter les bruits de la rue depuis la chambre
je macère dans l’état second

*

j’aime
la musique
mon diapason

*

soirée rencontre
une metteuse en scène
nuance et passion
la danse des affects

*

*

viennent à ma fenêtre,
le paysagiste,
le livreur de livres, et puis l’artisan,
ça me fait visite, ça me fait parler,
et j’ouvre ma porte à tous mes amis [1]

*

le froid saisit
comme un hiver au soleil du Jura

*

odeur de putréfaction
dans l’air
lointaine, un côté chimique
me rappelle la même ailleurs, mais où ?

*

vues de nuit
Cassiopée
et la belle Polaire
se sont cadrées
dans l’embrasure

*

c’est annoncé
régénérescence du centre-village
on dit comme ça ?
centre-village ?

*

éclat de mon soleil
du lever au coucher

*

*

ai ajouté sept touffes
bleu argenté
de fétuque elijah blue

*

pluie diluvienne
puis gris anjevin
planté muguet du Japon

*

déréliction
rien
il pleut

*

*

le jaune à l’horizon
le signe avant-couvreur

*

conversation anglaise
sur le bord de la rue

*

la rue bruisse
les vendanges ont commencé

*

*

lavis à l’ouest

*

procession
pas encore
vont rendre hommage au commerçant

*

*

le temps frais
raréfie les passants
dans la rue

*

une femme vient s’assoir
parfois elle se juche sur le muret
devant la maison

*

c’est noce au village
les compagnons du devoir
haie de bâtons pour les mariés

*

pluie sur la rue
hors l’heure
une cloche se met à sonner
on n’en connaît pas le sens

*

*

paix du matin
un livre se cherche

*

bris, renversements, vents,
ça tape sur la maison
on finit par dormir

*

partir en cage de Faraday

*

au grand haut, la zébrure
la pluie en italique

*

plessis de bois
traverses de chemin de fer
la littérature au bord du chemin

*
tam-tam de l’exposition
on ira voir la mer

*

passage des chiens
à l’aube
se prépare la chasse

*

méditation
dans le jardin
l’éternité au paysage

*

*

ouverture de l’horizon
retirer les grillages
tableau du peintre à ma table

*

*

jasmin étoilé
à l’entrée du jardin
le parfum tutoré

*

un chat aux couleurs sombres
entre par la fenêtre,
fugitive présence
d’un autre qu’on a connu

*

zinc, ardoises, gris du ciel
frémissement d’un camaïeu

*

on sonne à la porte
dons, contre-dons,
appartenir au paysage,
déjà

*

dissimulé
le rouge en est la marque
le peintre et ses maisons

*

nuage sur le village
des objets bleus
le pré aux herbes pâles

*

dans la pente
elle descend l’escalier,
chacun à sa fenêtre

*

la rue et ses silences,
puis dans un sifflement,
piétons et camionnettes

*

constellation d’étoiles,
la grande ourse dans le cadre de la haute fenêtre
et juste un satellite dans l’impavidité

*

les bruits du matin,
le portail qui s’est ouvert quelques minutes dans la rue,
préparatifs de vendanges en fin de mois

*

quelques éclats de blond
les derniers chants d’oiseaux
paix

*

constance du creux,
la dégringolade,
l’inconnue où on se trouve

*

les trous noirs,
nombreux
tombent un à un

*

la tête plonge
à l’à-pic du soleil

*

silence,
blanc de la rue
la chaleur retourne à la terre

*

nuit à trous
tard et tôt
et eux tous aux jardins

[1fenêtresetportesélénet - merci à Bernard Noël pour cette idée que je reprends

Mots-clés

poésie triviale

écrit ou proposé par Christine Simon
BY-NC-SA (site sous licence Creative Commons BY-NC-SA)
première mise en ligne le 9 février 2017 et dernière modification le jeudi 23 février 2017
Merci aux 567 visiteurs qui ont consacré au moins une minute à cette page

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